Le laisser voler de ses propres ailes

Le laisser voler de ses propres ailes

Au début de cette aventure, on découvre un petit humain qui dépend totalement de nous. On apprend à s’en occuper, les idées que l’on avait de ce moment changent. Les pleurs, le manque de sommeil, ce sentiment d’être liés à jamais… Ce devoir que l’on a envers notre enfant d’assurer son bien, son bonheur… Ses peines, ses colères sont aussi les nôtres. Tout cela peut être dur à accepter pour certains. Les mois, les années passent, on évolue et on maîtrise mieux ce rôle de parent. En fait, à ce moment-là, on accepte et on réalise que tout a passé trop vite.

Parler, marcher, manger seul, dormir toute ses nuits ou presque, dessiner, faire du vélo, notre enfant ne cesse de nous surprendre. Le regarder jouer à son insu, quelques instants pour entrer dans sa bulle, verser une larme car notre coeur de maman fond. Son imagination débordante, son goût d’apprendre et d’interagir avec les autres, tout ça nous rend fiers.

La base de la vie qu’on lui donne ne paraît pas au départ; c’est plus tard à son entrée à l’école que l’on commence à observer le positif. C’est ce qui donne ce sentiment de fierté et un brin de nostalgie. Oui, nostalgie d’avant, où on devait l’aider, lui apprendre le bien et le mal dans un tas de situations, être à ses côtés. Fierté, bien sûr de voir que tout va bien, il sourit et part à l’école en plein contrôle de lui-même, autonome.




Et là arrive la tristesse: en ai-je assez profité? J’aurais dû le faire plus, mais avec la raison, on se console, la vie suit son cours, il est heureux et on doit l’être aussi. Le primaire, on croit cela long, mais les années avancent et passent les devoirs, les pratiques de sports et toutes les autres activités les soirs de semaine et week-ends.

Ton enfant lit, écrit parfaitement et fait des choses qui t’étonnent. Nos enfants nous amènent à accepter de les voir grandir. Et puis on y est, la 6ème année tire à sa fin. Juste le dire c’est gros, on ne s’y habitue pas, même si je m’apprête à le vivre une deuxième fois.

Au secondaire, on entre dans un monde différent, plus grand avec de plus gros défis à différents niveaux. Notre présence est importante, nos conseils et notre écoute auront leur place, car l’adolescence est un passage crucial autant pour lui que pour nous, qui devons accepter à contre-coeur parfois de laisser notre petit humain devenu grand, voler de ses propres ailes.

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Profession : Maman temps pleins depuis un bon 14 ans déjà Super Skillz : Dialoguer sans cesse, expliquer, ramasser, nettoyer, consoler, les devoirs, les lifts et ... j'oublie surement de quoi ! Addiction : l'odeur de pamplemousse, vin blanc et mes séries télé qui passent chaque année bref ! Quand je stresse, je me fais un café !!! Escouade : trois enfants dont une ado (important de le dire), un chat Gilbert et oui on a pris l'idée de Caillou, un poisson rouge sans nom… et tout ça serait impossible sans mon chum, mon amour. Armes : ton de voix : fort ca va pas et doux je suis calme ou j'essaie de le rester. Pouvoir magique : les colleux qui  guérissent tout Humour :   un sens de l'humour affiliatif ce qui veut dire pour amuser les autres, il est bienveillant.

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