Non, je ne veux pas de visite à l’hôpital

Non, je ne veux pas de visite à l’hôpital
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Mon conjoint et moi en avons discuté et nous avions plusieurs raisons pour lesquelles nous ne voulions pas de visite à l’hôpital. Après coup, nous ne regrettons pas.

Enceinte, j’ai appris à ne pas être gênée de mon corps avec le personnel hospitalier. C’est leur métier, après tout. Le regard horrifié de mon conjoint lors des deux dernières poussées allait être assez pour moi. J’avais envie de pouvoir me promener en camisole, pas de brassière et en Tena, bin peinard.

Nous voulions pouvoir profiter des premières 24 heures de notre fille seuls avant qu’elle soit présentée à nos familles et amis. Oui, c’est égoïste, mais les hôpitaux nous gardent environ 36 heures, à moins d’un problème. C’est rien 36 heures! Ça fait 40 semaines que je porte notre enfant, la famille et les amis sont capables d’attendre encore quelques heures.

Je n’avais pas envie de vivre la sensation d’envahissement que j’avais ressentie lorsque ma sœur a donné naissance, il y a quelques années. Nous étions beaucoup trop en même temps. Je me sentais mal d’être là, alors qu’elle était épuisée. En plus, je me sentais dans les jambes des infirmières qui faisaient leur travail.




Après avoir accouché, j’étais brûlée! J’ai donné tout ce que j’avais pour sortir ce petit être de mon corps. À cela s’ajoute le boire… Comme j’allaitais, le boire était à la demande du bébé, mais disons que les infirmières poussaient pour ne pas que ça dépasse 4 h d’intervalle. Peu importe le temps que cela te prend allaiter, le 4 h commence à partir du début du boire avant le prochain. Donc, je n’avais pas vraiment 4 heures de dodo entre chaque boire.

Nous avons reçu plein d’information pendant notre séjour. Les infirmières nous ont donné les formations quand elles avaient du temps, parce que tsé, on n’était pas les seuls à la maternité. Les informations que les infirmières te donnent sont très importantes; les suivis post nataux pour maman et bébé et toute l’administration autour d’une naissance.

Ça nous a permis d’avoir du temps pour apprivoiser notre bébé; les raisons des pleurs, ses réactions et ses besoins. Chaque enfant est différent. C’est une grosse adaptation, autant à l’hôpital qu’une fois rendu à la maison. Alors, on voulait pouvoir apprendre à connaître notre cocotte.

Donc, si je décide d’avoir une visite, soit d’un membre de la famille ou d’un ami, ne le prends pas mal. C’est mon accouchement, c’est ma décision à la fin, pas la tienne. Merci de la respecter, car je n’ai pas l’énergie de gérer des mécontentements à l’hôpital. Même mon conjoint n’a pas le dernier mot, car c’est moi qui ai mis au monde cette merveille. Déjà qu’on va devoir gérer les visites à la maison, mais ça, c’est un autre sujet!

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Profession: éducatrice spécialisée. Escouade: un militaire barbu, une cocotte qui devrait arriver à tout moment et un wauzer du nom de Zazou! Super skill: ouvrir le frigo pour créer un délicieux repas. Addiction: un bon matcha latté, autant froid que chaud! La crème glacée ici, c’est l’été comme l’hiver. Armes: ma capacité de faire en sorte que mon homme n’oublie rien; post-it un peu partout dans la maison et des rappels grâce au calendrier commun directement sur son cellulaire. Pouvoir magique: je suis un vrai GPS sur pattes. Humour: un doux mélange de sarcasme et de passif-agressif avec une pointe d’autodérision.

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