Parfois gris, parfois rose  

Parfois gris, parfois rose  

Aaaaaaah la maternité : source intarissable de débats en tous genres. On s’entend, les médias sociaux ont empiré la chose. On s’y compare, on s’y vante, on s’y fait démolir.

Plus moyen de publier une belle photo de nous épanouie avec notre bébé, sans se faire critiquer «c’est tellement pas juste ça la maternité!». Une maman fait la couverture d’un magazine dans une jolie robe et ses enfants habillés à la carte : «Pfff, c’est pas de même être mère! Elle nous met la pression, on peut pas ressembler à ça!»

Plus moyen de faire une publication pour dire qu’on a hâte de prendre une looooongue douche chaude sans se faire juger : «c’est tellement pas si pire que ça, moi je me lave tous les jours, franchement!» Un documentaire sur les difficultés liées à la maternité des temps modernes : «Bon, ça montre juste les mauvais côtés! Moi je les aime mes enfants, je suis pas à bout!»

(…)

JE SAIS.




La vérité, c’est que la maternité, c’est parfois un peu gris. Et d’autres fois, c’est tout rose. Y’a des bébés faciles, d’autres plus difficiles. Y’a des journées où tout va bien, d’autres où tout va de travers.

Ça se peut qu’une journée, je sois comblée de bonheur et que j’aie envie de le partager, de dire que j’aime mon bébé à la folie. Qu’un matin, il ait dormi tard et que j’aie eu le temps de me coiffer et de me maquiller, pis que je me prenne en photo et que je la publie, juste parce que ça me fait du bien de me trouver belle. Ça ne veut pas dire que c’est comme ça tous les jours, et ça ne veut pas non plus dire que je veux mentir aux nouvelles mamans ou leur faire croire qu’elles doivent avoir l’air de ça tous les jours pour être considérées comme compétentes.

Ça se peut aussi qu’une journée, je décide de me vider le cœur et de dire que mon bébé ne dort jamais et que je n’ai que rarement du temps pour moi. Ça ne veut pas dire que je suis à bout, ni que j’essaie de décourager les nouveaux parents. Ça veut juste dire que cette journée-là, j’ai trouvé ça long et difficile.

Y aurait-il moyen, mesdames, de faire la part des choses, des fois? Ce qui est facile pour une maman peut s’avérer plus difficile pour une autre, et c’est bien normal.

Est-ce qu’on pourrait être plus empathiques? Est-ce qu’on pourrait juste encourager la maman aux cheveux sales en lui disant que c’est juste une phase, que ca va passer? Est-ce qu’on pourrait juste dire à la maman sur son 31 qu’elle est belle et qu’on lui souhaite que son bonheur se poursuive comme ça pour toujours? Et si vous ne vous sentez pas capable d’être simplement gentille, serait-ce possible de juste vous abstenir de commenter? Parfois, le silence est d’or!

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Profession : Agente de communications / édimestre Super Skillz : l’orthographe et la grammaire… sorry. Addiction : Beaucoup trop. (caramel, café, chips, musique…) Escouade : chien frisé, chum frisé, bébé chauve. Arme : le pouvoir infini du sarcasme Pouvoir magique : toujours trouver du temps pour des choses non essentielles Humour : à temps plein

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Comments

  1. Moi je voudrais te dire que ton article est bon, que tu es une maman formidable pis une grande écrivaine. Pis en plus je n’ai rien à te demander. Xxx

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