Pourquoi je ne retomberai pas enceinte

Pourquoi je ne retomberai pas enceinte

Je vous avoue que dès que j’ai accouché de ma fille, les gens autour de moi ont commencé à me poser la question : «Alors, en voulez-vous un autre?»

Même mon mari semblait déjà prêt pour le deuxième! Il était tombé amoureux de notre Maëlie au premier regard et il était prêt à revivre ça. Dans mon cas, je me suis dit : un instant svp!

L’accouchement, malgré sa longueur et le fait que je sois passée de 1.5 cm à 10 cm en une heure, s’est bien déroulé. J’ai adoré mon expérience et je recommencerais à n’importe quel moment.

Cependant, je n’ai pas la même perception de la grossesse. J’ai commencé avec des kystes aux ovaires à 5 semaines. Le médecin m’a dit qu’il allait possiblement m’opérer vers les 15 semaines de grossesse s’ils n’avaient pas diminué de grosseur. Pourquoi à 15 semaines? Parce que j’avais moins de risques de perdre mon enfant rendu à ce stade… Il faut savoir qu’avant cette grossesse, nous avions déjà perdu un bébé. J’étais complètement terrifiée. Au final, les kystes ont diminué et j’ai pu recommencer à vivre normalement.

Un peu plus tard, vers 18 semaines, j’ai perdu du sang. C’était assez pour nous faire paniquer. Après des examens à la maternité, on m’a annoncé que ce n’était que des vaisseaux sanguins qui avaient saigné. Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter.

Ensuite, il y a eu les contractions. Pendant des semaines, j’ai passé mes soirées à la maternité en contractions. Par contre, mon col restait bien fermé, alors les médecins n’étaient pas très inquiets. Et puis, à 32 semaines de grossesse, lors d’une vérification à la maternité, on a réalisé que mon col avait ouvert à 1 cm alors qu’une heure plus tôt, il était bien fermé. On a donc dû arrêter mon travail. J’ai reçu les fameuses piqures dans les fesses pour aider les poumons de ma fille à se développer plus rapidement. Ensuite, j’ai été mise au repos.




Lors d’une rencontre de routine avec mon médecin à la fin de ma 36e semaine, je lui ai expliqué que je passais mon temps à me gratter. C’était tellement intense que ça m’empêchait de dormir. J’étais tellement fatiguée. Il m’a envoyée passer des tests et, à l’hôpital, on m’a dit que tout était beau, mais que je devais prendre une prescription pour soulager mes démangeaisons et refaire les tests 48 h plus tard. Sans trop poser de questions, je me suis rendue chez le médecin, qui m’a annoncé qu’on m’avait prescrit des médicaments pour un cholestase de grossesse. Pourtant, le médecin semblait dire que je n’avais pas cette maladie… J’ai pris la prescription seulement pour 2 jours et je suis retournée faire des prises de sang. Quelque temps après l’examen, j’ai entendu l’infirmière au téléphone avec mon médecin. Elle disait que les résultats étaient exactement les mêmes que la dernière fois. Alors, je me suis dit que tout était ok. Logique, non? Deux heures plus tard, la gynécologue m’a annoncé que j’avais un cholestase de grossesse et qu’on devait m’induire.

Ils ont arrêté mon travail à 32 semaines et là, il fallait me provoquer à 37 semaines. J’étais sous le choc. J’ai même entendu la gynéco mentionner à l’infirmière que je semblais vraiment surprise de la situation.

La suite, vous la connaissez, j’ai eu une magnifique petite fille.

Je sais très bien que ma famille n’est pas terminée. Nous voulons un deuxième enfant, mais je ne suis pas prête à revivre ce stress de ne pas savoir si la grossesse arrivera à terme. Je n’ai pas non plus envie de devoir rester alitée pendant des mois sans pouvoir m’occuper convenablement de Maëlie.

Je lève mon chapeau à ces mamans qui y arrivent.

Malgré tout, j’ai apprécié sentir cette vie qui grandissait en moi. Chaque petit coup donné était rassurant et me donnait le sourire. Même si c’était stressant et difficile, j’ai aimé être enceinte et je suis consciente de la chance que j’ai eue de pouvoir concevoir un bébé.

Une seconde grossesse n’est peut-être pas une option pour moi. Par contre, il y a d’autres options qui s’offrent à nous. Il suffit d’être ouvert d’esprit. Et puis, il y a plein d’enfants à la recherche de parents aimants et dévoués. Peut-être que le nôtre nous attend…

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Profession : Fonctionnaire, Photographe et Chef d’équipe chez Fryvol Super Skillz : Arrêter le temps, c’est mon super pouvoir! Addiction : Cappuccino glacé et piments forts! Escouade : Une belle princesse, un super papa, un husky et deux jappeurs invétérés (chihuahuas of course) Armes : Appareil photo Humour : Sarcastique, t’sais le genre de personne qui fait des blagues à des moments douteux, mais qui réussit toujours à mettre un sourire au visage des gens malgré tout.

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