Je l’ai souvent dit, mais je suis casée avec un vieux garçon solitaire. Dans l’ancien temps, (lire, quand nous n’avions pas d’enfant) il avait l’habitude de se prendre une semaine de vacances, dans un chalet, complètement seul. Il y dormait, végétait, composait et prenait le temps de se retrouver. J’avoue que je n’haïssais pas ça. Ça me faisait une semaine pour moi aussi, j’allais le rejoindre le week-end et je l’avoue, j’aime m’ennuyer de mon homme… Je suis une nostalgique dans l’âme.

Ça fait 5 ans cette année qu’il ne l’a pas fait. Pas de temps, pas d’argent ou un mélange des deux… Ajoutez à ça l’achat d’une maison et son renouvellement hypothécaire, 2 bébés, une cheville cassée (la mienne, ce qui lui a valu les joies du papa monoparental), des nuits d’insomnie et les joies et stress du quotidien… Mon solitaire n’en peut plus et me l’a finalement demandée, sa semaine. Il est fatigué et je le comprends… Les horaires atypiques, les tournées, les couchers très tard ne « fittent » pas toujours avec de jeunes enfants. Je lui ai dit : « pars tranquille, vide ta tête, remplis le frigo et on te retrouve à la fin pour 3 belles journées en famille »

Cependant, ça m’a fait réfléchir… Et si moi aussi j’en voulais des vacances? Du temps, du « vrai » temps. Pas une sortie de filles ou un après-midi au spa : du temps pour décrocher, pour me reposer et pour me retrouver.

J’ai donc pris mon courage à deux mains et botté le derrière à la culpabilité à deux pieds. Je lui ai demandé à l’Homme 2 nuits, 3 jours. Seule avec moi-même. Parce qu’une semaine toute seule, pour l’extravertie et l’amoureuse du monde que je suis, j’en serais incapable et surtout, mes petits me manqueront beaucoup trop! Il m’a répondu : « pars tranquille, vide ta tête, repose-toi! » Avant de changer d’idée, j’ai réservé dans un hôtel, 2 nuits, 3 jours. À Québec, loin de la maison pour être certaine de ne pas changer d’idée… et près d’une amie qui y habite pour ne pas déprimer toute seule le deuxième soir.

Ça été difficile de partir. J’ai beaucoup pleuré sur la route! Par contre, une fois rendue, c’était extraordinaire. J’ai fait ce que je voulais quand je le voulais. Il ne faisait pas très beau, alors j’ai profité à fond de ma chambre d’hôtel. J’ai dormi, j’ai pris un bain chaud, sans interruption. J’ai magasiné un peu, j’ai marché dans la ville, bref, je n’ai pensé qu’à moi pendant 48 heures. (Sauf la demi-heure où j’ai acheté des cadeaux aux enfants…) Je suis revenue à la maison énergisée et encore plus amoureuse de mon chum et de mon rôle de maman. Je me suis promis de le refaire au moins une fois par année. Même si c’est dont difficile de partir toute seule, ça vaut vraiment la peine et ça fait tellement de bien!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Homepage