Le deuil de ton accouchement naturel

Le deuil de ton accouchement naturel

Tu pensais depuis longtemps à ton projet de grossesse et la question de l’accouchement n’a pas été moins réfléchie. Souhaitant te préparer à la naissance de ton précieux bébé, tu as rencontré une accompagnante à la naissance et elle t’a indiqué toutes les avenues possibles (ou presque). Ta grossesse ne s’est pas passée dans la ouate, tu en as vu de toutes les couleurs, mais tu croises les doigts et les orteils pour que la naissance se fasse sous un beau jour.

Au départ, tu avoues que tu aurais voulu un accouchement à la maison, avec sage-femme. Puis, finalement, tu t’es dit qu’un accouchement à l’hôpital serait plus sûr (au cas où). Tu as écrit ton petit plan de naissance avec, évidemment, aucun plan d’induction quel qu’il soit, encore moins de péridurale. À l’ancienne, que diable! Ta résistance à la douleur est légendaire, tu es capable, non? Au plan, donc : massages, points Bonapace, ballon d’exercice, visualisation, petites huiles essentielles, changements de position en gravité, etc.




Mais ce qu’il y a d’assuré avec la naissance, c’est que rien n’est assuré, justement.

Tu perds naturellement les eaux et te diriges à l’hôpital, calme, pour finalement ne plus t’en pouvoir quelques heures plus tard. Malgré que tu ne sois que peu dilatée, tes contractions trop rapprochées ne te laissent pas le temps de souffler. Tu abdiques et demandes la péridurale, sachant qu’ainsi, tu ouvres grande la porte aux interventions médicales que tu ne souhaitais pas à priori.

S’ensuit une injection de pitocin, parce que ton travail ne progresse plus. Pleinement dilatée, tu pousses pendant 2 heures dans le vide, tu ne sens pas ton bébé. Et voilà qu’après toutes ces heures et ces poussées, le coeur de ton petit s’épuise, il faut faire vite. Ton partenaire (et/ou de ta doula) à tes côtés, tu dois accoucher grâce aux forceps, à une ventouse ou à une césarienne.

Bébé enfin posé sur ta poitrine, tu ressens à la fois le soulagement et la tristesse. Une sorte de deuil, de ton accouchement «naturel». Normal de vouloir que la naissance de ce qui t’est le plus précieux se fasse dans la douceur. Mais rassure-toi : un accouchement en est un, peu importe comment celui-ci se déroule et se conclut, c’est toi qui l’as mis au monde cette beauté-là!

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Profession : Maman, adjointe administrative, naturopathe et accompagnante à la naissance Super Skillz : les listes (avec une mémoire de poisson rouge en brique, pas le choix!). Je suis aussi multitâches, par exemple tirer mon lait, tout en faisant boire mon fils à la bouteille et pitonner sur mon téléphone #mamanpieuvre Addiction : mon fils, les produits et vêtements pour bébé, le chocolat, les fruits de mer, le fromage... beaucoup de vices! Escouade : un Babou (fils) et un Boubou (amoureux) Armes : le pouvoir des mots (évocation, persuasion, évasion, catharsis, etc.) et le pouvoir des plantes (il y a un remède pour presque tout!) Humour : Absurde et/ou sarcastique

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