Nos graines de toasts!

Nos graines de toasts!

Mon amour. Je t’aime plus que tout. Tu es l’amour de ma vie. Jamais je n’aimerai quelqu’un comme je t’aime toi.

Mais parfois, on se tombe sur les nerfs. Et ce parfois-là, c’est souvent quand on a un enfant qui fait des crises toute la semaine, un bébé malade, un qui ne veut pas que l’autre le regarde ou s’assoie près de lui, un qui ne veut pas faire ses devoirs ou qui ne veut pas manger le souper, un qui ne veut pas aller se laver, un qui ne veut pas se coucher. Et un coup tout ce beau monde couché, nous on est brûlés. Mais le téléphone sonne. Ma mère, ma sœur, ton père, mon amie, name it! On finit par s’effondrer sur le divan en nous disant qu’il nous reste une vingtaine de minutes pour écouter une petite émission ou jaser de notre journée. Mais…




C’est là que je décide de te parler des graines de toasts que tu n’as pas ramassées ce matin. Comme si c’était ben important. Comme si c’était le bon moment. Et toi tu me réponds que ce n’est pas important et que ce n’est pas le bon moment. Je le sais déjà, mais je me fâche parce que tu ne veux pas en parler. Et tu te fâches parce que je fais une crise pour des graines de toasts. Et ça dégénère, bien évidemment. On est fatigués, on a eu une mauvaise journée. Ajoute des graines de toasts là-dessus, ça fait un beau mélange explosif et ça ne fait qu’empirer.

Et là, la chicane part. On se remet plein d’affaires pas rapport sur le nez. On parle du lavage qui est resté deux jours dans la laveuse parce que tu avais oublié de le mettre dans la sécheuse. On se parle du téléphone chez le médecin que j’ai oublié de faire. Des bobettes de la plus jeune que tu as mal pliées. De l’évier de la cuisine que j’ai bouché. Tu sais, des affaires ben ben importantes. Pis là, je pleure. Ou ben tu vas prendre l’air. Ou ben on boude, comme des enfants. Bref, ça ne se passe pas super bien.

Pis le lendemain, on s’excuse et on se pardonne. Mais tu sais quoi? Je les aime, moi, nos chicanes. Je les trouve importantes, même. Parce que ça me fait réaliser qu’on s’aime, malgré la fatigue. Oui on se pogne, mais on reste respectueux. On reste à l’écoute. Et surtout, ça me prouve qu’on est humains. Et je suis certaine d’une chose, c’est que malgré qu’on se chicane pour des graines de toasts, on va toujours s’aimer!

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Profession : Maman à la maison Super Skillz : Avoir une maison constamment propre malgré 4 enfants Addiction : Mon amoureux, pas capable de passer plus d'une journée sans lui Escouade : 1 amoureux, 3 boys, 1 princesse et 3 boules de poils Armes : Mon petit doigt qui sait toujours tout Humour : Franc, sarcastique

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Comments

  1. Mireille Says: juin 18, 2019 at 3:22

    Bien contente de savoir que c’est pas seulement chez nous que les miettes se transforment en chicane à cause de la fatigue ! Beau texte ! 🙂

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