NDLR. Cet article a été rédigé par une collaboratrice et non par Maman Caféine.

Je vais commencer ce texte en précisant que j’aime beaucoup ma belle-mère. C’est une femme pour laquelle j’ai une grande admiration, qui s’est occupée de sa famille toute sa vie et qui veut le mieux pour ses enfants… et ses petits-enfants. C’est d’ailleurs en partie à cause de sa (trop) grande implication dans l’éducation de mes enfants que des frictions entre elle et moi arrivent souvent.

Plusieurs me diront que je suis ingrate de trouver que ma belle-mère s’implique trop auprès de mes enfants, mais il y a une différence entre s’impliquer, passer du temps avec eux, et s’imposer dans des décisions les concernant. À un certain point, elle en était même rendue à s’immiscer entre mon conjoint et moi et à essayer de l’influencer à faire certains choix pour nos enfants. Un beau jour, je me suis tannée et j’ai eu une discussion avec mon chum. C’était rendu à un point où je remettais mon couple en question… j’ai fait des enfants avec mon conjoint, pas avec ma belle-mère, et la passivité de mon chum à l’endroit de sa mère était insupportable.

Crédit:Charlie Foster/Unsplash

Les histoires de (belle) famille, ce n’est jamais facile. Je suis certaine que vous me comprenez sur ce point. Nos parents doivent s’adapter à leur nouveau rôle de grands-parents, et cela n’est pas intuitif pour tout le monde. Avec mes propres parents, par exemple, j’ai rapidement mis certaines limites comme ne pas me reprendre dans mes interventions devant mes enfants. S’ils ne sont pas d’accord avec une de mes interventions, ils peuvent absolument m’en parler, je suis ouverte et réceptive à la critique, mais j’apprécie qu’ils m’en parlent en privé, pas devant les enfants. Ceci étant dit, c’était plus compliqué de mettre ce genre de limites avec mes beaux-parents, parce que je n’étais tout simplement pas à l’aise d’avoir ce genre de discussion avec eux. Il aurait fallu que ça vienne de mon conjoint, mais lui non plus n’était pas à l’aise avec l’idée… Nous avons donc laissé la situation aller jusqu’à un point de non-retour, où ma belle-mère a carrément appelé mon conjoint pour parler « dans mon dos ». Après cet appel, il a compris qu’on devait agir si on voulait préserver le lien entre nos enfants et leur grand-mère paternelle.

Crédit:RODNAE Productions/Pexels

La discussion

Comme j’ai mentionné en début d’article, j’aime beaucoup ma belle-mère et j’admire sa loyauté envers sa famille. C’est en me concentrant sur ce sentiment que j’ai réussi à passer par-dessus ma colère initiale et comprendre qu’elle n’agit pas comme ça pour me nuire, mais plutôt parce qu’elle a à cœur le bien-être de ses petits-enfants. Cette réalisation a été la base de ce dont on allait discuter avec elle, mon conjoint et moi. C’est équipé d’un plan de discussion clair qu’on s’est assis avec elle, lui et moi, pour exposer notre point de vue. Elle nous a écoutés et nous a demandé du temps pour y réfléchir. Quelques jours plus tard, ça a été à son tour de nous convoquer pour parler.

L’après-coup

Après avoir réfléchi à ce qu’on lui a dit, ma belle-mère a compris qu’elle avait dépassé nos limites. À sa défense, comme les limites n’avaient jamais été clarifiées avec elle, il était difficile de réaliser qu’elle les dépassait. Elle nous a avoué que ça allait être tout un défi pour elle de faire attention à ses interventions avec ses petits-enfants, mais qu’elle avait réalisé que la bonne entente entre tous en dépendait. En revanche, elle nous a demandé si c’était possible de lui donner des nouvelles un peu plus souvent. Elle nous a expliqué qu’une des raisons de sa si grande présence, c’est qu’elle avait peur de manquer de grandes étapes dans la vie de nos enfants. Et comme on ne prenait pas toujours le temps de lui écrire, de l’appeler ou même de la voir, elle s’est sentie blessée et mise de côté.

Mes conseils

Après avoir vécu cette situation, j’ai réalisé plusieurs choses. Je suis loin d’être une spécialiste et si votre situation est très complexe, je vous recommande de vous référer à un.e psychologue, mais sinon, voici quelques conseils qui pourraient vous aider.

  1. Garder votre empathie : Chaque personne a ses propres raisons d’agir comme elle agit. En gardant son empathie, nous sommes capables d’avoir l’ouverture d’écouter l’autre personne et trouver un terrain d’entente.
  2. Conserver ou développer une bonne communication : La communication (et le respect), c’est la clé de toute bonne relation. Cela s’applique littéralement à tous nos liens. Pour éviter que des conflits s’enveniment, il est important de parler de ce qui vous énerve avant d’être vraiment « à boutte ».
  3. Votre famille passe en premier : Ce conseil peut vous sembler bizarre, mais je m’explique. Votre noyau familial, c’est votre partenaire et vos enfants, n’est-ce pas? Les grands-parents, bien que faisant partie de la famille, ne sont pas au cœur du noyau. C’est pourquoi il est important de toujours prioriser votre noyau familial avant tout. Dans ma situation, je voulais trop plaire à tout le monde, je voulais éviter le conflit, et ça a eu comme conséquence de mettre un gros poids sur mon couple. Si j’avais priorisé ma famille avant la relation avec ma belle-mère, peut-être que les choses se seraient réglées plus vite.

Et vous, avez-vous vécu une situation difficile avec votre belle-mère? Comment avez-vous réglé la situation?

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