Première lettre à mon fils…

Première lettre à mon fils...

Pour l’accouchement de mon premier enfant, je me suis fait provoquer. Avec la peur au ventre, je me suis réveillée beaucoup trop tôt et j’ai rédigé cette lettre. À 3 jours de la toute première rentrée de mon grand garçon de maintenant 5 ans («et demi, maman !») je l’ai relue. J’y ai associé plein d’émotions que je vis présentement… et ça a mis un baume sur mon petit cœur de maman… J’ai envie partager le tout avec toutes les autres mamans qui vivent la venue de leur premier enfant ou toutes les autres premières fois qu’un premier enfant peut vous apporter…

16 janvier 2014. LA date, 40 semaines…

Mon beau Benjamin,

Ça y est, on y est arrivé ensemble. Le 12 mai est maintenant loin derrière nous. Ce n’est plus une question de mois ou de semaines, mais bien d’heures avant que je te tienne dans mes bras, avant de jouer le rôle le plus important de ma vie, qui me tiendra en haleine, un œil ouvert, le cœur battant jusqu’à la fin : celui d’être ta maman.

À près de deux heures de commencer notre grand travail d’équipe, ce sont toutes sortes d’émotions qui me prennent aux tripes. Tu es tellement désiré, petit minou, tu n’as pas idée ! Cependant, les congés de maternité, aussi géniaux soient-ils, laissent beaucoup trop de temps pour réfléchir avant que les bébés arrivent… L’instinct y est alors enseveli sous une tonne d’anticipations que, j’en suis persuadée, tu as dû ressentir.

Peur du changement, de l’inconnu, stress et sentiment d’incompétence ont voulu prendre la place de la joie, de l’excitation et de l’amour que ton arrivée nous donne, à papa et moi, depuis que tu es là… Tu apprendras vite que le cerveau humain, aussi fascinant soit-il, est parfois très mal fait. Il voit du danger là où il n’y en a pas à cause de ces deux apparemment Monstres qui ne sont que deux grands coquins : l’inconnu et le changement. Souvent, on se rend compte après que c’est bien mieux comme ça… Mais avant, ouf ! Montagnes russes !

Une chose est certaine, tu viens changer ma vie, notre vie. On va devoir s’adapter, trouver notre rythme, apprendre à se connaître. Ça va demander du temps, mais je sais qu’on va y arriver.

Les hormones aussi… Oh my god! Je ne sais pas comment c’est chez les garçons… Je n’en suis pas un, mais chez les filles, c’est assez déconcertant. Elles te font penser et faire des choses que tu ne pensais jamais être capable. Le pire, ce sont les sautes d’humeur. Mais bon, ton père est tellement zen (et habitué, ça fait 10 ans qu’il vit avec moi quand même) qu’il sait parfaitement comment me prendre… Tu te réfèreras à lui en cas de besoin 😉 Il est assez extraordinaire d’ailleurs… Mais ça, je sais que tu le sais déjà !

Je ne prétends pas tout savoir, mais je crois qu’être parent s’apprend au fur et à mesure que les jours passent, en même temps que toi, tu apprends à devenir un être humain (avec notre aide, j’en conviens). Je m’attends donc à faire de super bons coups, de grosses erreurs et un peu de pile ou face… Il faudra être conciliant envers toi et toi envers nous. Mais la base est là, solide comme le roc : l’amour.

Je sais, ça paraît un peu cul-cul, un peu fleur bleue, mais je regarde comment Papy et Mamie s’en sont sortis avec ta tante et moi. Ça n’a pas été facile, loin de là ! Mais la fondation était inébranlable… C’est le symbole de leur réussite en tant que couple, parents et grands-parents.

Ce sont donc les valeurs que je veux te transmettre : amour, confiance en soi, empathie et audace. Apprends à foncer dans la vie, à obtenir ce que tu veux vraiment pour toi, à ne pas hésiter à sortir des sentiers battus pour l’obtenir. Apprends à t’écouter, toi, parmi toutes les autres voix qui vont partager ta vie. Ne les laisse jamais t’éloigner de la TIENNE… C’est rare qu’elle se trompe…

Sois toujours gentil avec les gens que tu croises. Grand-papa l’a souvent dit à ton père : «les gens que tu croises en montant sont les mêmes que tu croises en descendant…» Ainsi, tu ne couleras jamais.

Finalement, mon beau minou d’amour, profite de la vie. À fond ! Vis chaque minute. Oui, ma grossesse a passé vite : une fraction de seconde… Mais j’ai profité de chaque parcelle, chaque moment, chaque événement marquant. Évidemment que tes petits coups de pied vont me manquer, mais je sais que j’en ai profité assez pour ne pas les regretter.

C’est cette leçon que je voudrais que tu retiennes le plus. La vie va vite. Elle est belle, mais étourdissante. Prends le temps de respirer et de regarder autour de toi pour t’imprégner d’elle… Elle te le rendra bien, tu verras…

Voilà, nous sommes prêts à passer à l’autre étape. On a tout un travail à faire ensemble avant de pouvoir nous bercer collés-collés. Il n’y a rien à faire, mon amour, autre que de se fier à notre instinct, faire confiance et plonger… Alors, tu es prêt ? 1-2-3… GO !

Je t’aime.

Maman xxx

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Profession : agente aux communications Super Skillz : réussir à jongler avec des horaires qui sont tout sauf typiques!   Addiction : les réseaux sociaux, les jujubes et les cornichons (même pas enceinte) Escouade: De la testostérone en vrac avec deux beaux garçons et l'Homme musicien (presque) parfait. Arme: les décomptes: «5-4-3-2-1» jumelé à THE regard... Humour: Spontané, ironique et simple

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