Une histoire qui fini bien

Une histoire qui fini bien

J’ai envie de vous partager une partie de ma jeunesse. J’ai grandi avec deux « mamans » et deux « papas », si on peut dire ça. J’aimerais faire un petit hommage au couple qui m’a accueillie dans sa maison, traitée comme un membre de sa propre famille. Sans oublier le courage de ma mère, qui a pris la pire décision de sa vie, en sachant que c’était le mieux pour elle et pour moi. 

Ma mère a toujours été présente dans ma vie, elle l’est encore d’ailleurs. Mon père c’est autre chose, mais ça, on en reparlera une autre fois. Elle avait 19 ans et vraiment pas beaucoup de ressources quand je suis née. Elle a tout fait pendant cinq ans environ, avant d’en venir à la conclusion qu’elle avait besoin d’aide. Pour plusieurs raisons personnelles, elle a demandé l’aide. 

J’ai alors été placée en famille d’accueil. La première famille d’accueil dans laquelle j’ai été accueillie, était une famille militaire; nous étions neuf enfants de la « DPJ ». À toutes les fins de semaine, du vendredi au dimanche soir, j’étais avec maman. Heureusement, pour plusieurs raisons, je n’ai été qu’un an avec eux. Alors âgée de tout juste six ans, j’ai fait mon entrée dans ma nouvelle famille d’accueil, qui elle aura changé ma vie pour toujours.

J’ai eu une histoire vraiment positive si on compare avec d’autres jeunes qui ont passé par là. J’ai été traitée comme un membre de leur propre famille, je n’ai jamais manqué de rien et au contraire.

Presque vingt ans plus tard, ces personnes si généreuses font toujours partie de ma vie et de celle de mes enfants. J’ai été élevée par des personnes remplies d’amour et qui ont toujours tenu compte de ma maman et moi dans tout ça.

C’est sûr que j’ai dû faire face à plusieurs défis auxquels d’autres jeunes n’ont pas eu à faire face. J’ai eu une adolescence un peu mouvementée, mais grâce à ma maman qui a osé demander de l’aide et aux personnes qui m’on accueillie, j’ai pu avoir une certaine stabilité. De l’amour, j’en ai eu! J’ai été entourée tout au long de ma jeunesse et même encore aujourd’hui, ils sont toujours là pour moi.

Tout ça pour dire que de belles histoires avec la DPJ ça existe, de bonnes familles d’accueil avec de bonnes intentions aussi. Je suis consciente que tous n’ont pas eu cette chance et j’en remercie beaucoup ma mère, qui a poussé fort pour que j’aie la meilleure famille d’accueil possible.

 

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